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Lachaine.ch devient iMmediaT.tv

webTV-radio genevoise engagée, cf. Journal solidaritéS n°153 du 17 décembre 2010

Nous avions omis de vous le signaler : l’excellent site web lachaine.ch a changé de nom et d’adresse web il y a plusieurs semaines déjà, pour se nommer désormais iMmediaT.tv !

Voilà pour la forme. Sur le fond, pas de changement : l’infatigable collectif assure une couverture toujours aussi impressionnante des événements locaux puisqu’on retrouve dans les dernières publications des vidéos et de larges extraits audio de la Journée Mondiale du refus de la Misère, des grèves de l’Usine et autres parades festives, de la manifestation anti-raciste organisée par United Black Sheep, ainsi que l’intégralité de plusieurs conférences-débat récentes : Jean-Yves Camus (Suisse, Europe : l’extrême-droite croît), Patrick Viveret (Reconsidérer la richesse) ou encore le réalisateur Pierre Carles, venu à Genève début décembre.

Un site aux ressources inépuisables, à consulter sans modération : www.immediat.tv


L’« autre » actu sur internet

Le Courrier 16 décembre 2010

Genève, qui comptait depuis deux ans sa première webTV alternative, lachaine.ch, en a désormais deux. Fruit d’une scission de ses instigateurs (1), iMmediaT.tv développe ses propres programmes avec une belle régularité.

Présent sur les manifs, les débats et les événements culturels qui rythment la Genève engagée, la chaîne vient par exemple de mettre en ligne le débat organisé au Spoutnik en présence du journaliste-activiste Pierre Carles. Autre ajout récent sur iMmediaT.tv, l’enregistrement audio d’une conférence dont Le Courrier était partenaire, celle du philosophe Patrick Viveret sur le thème « reconsidérer la richesse ». Bref, un nouveau média pertinent et réactif dans le paysage. RMR

(1) D’autres ex-animateurs de Lachaine.ch ont migré sur darksite.ch / alachaine


La communauté musulmane au-delà des peurs et des clichés

DOCUMENTAIRE - Une chercheuse à l’Uni et le collectif lachaine.ch ont exploré la vie associative des musulmans de Genève. Première projection ce soir à la Maison de quartier de la Jonction.

"Le Courrier" du Lundi 15 Mars 2010

Une rencontre avec les musulmans de la porte d’à côté. L’occasion de mieux connaître l’autre et de démonter ses propres peurs. C’est le sens de Islam entre autres (la contribution musulmane à la vie associative genevoise), documentaire réalisé par Elisa Banfi, Flurina Marugg et Stéphane Pecorini. Soutenu par le Bureau de l’intégration des étrangers, le film est projeté ce soir en avant-première à la Maison de quartier de la Jonction1, dans le cadre de la Semaine d’actions contre le racisme. Les auteurs du documentaire se sont entretenus avec des membres d’une dizaine d’associations, développant activités spirituelles, sport, appui scolaire, cours de langue, découverte de la Suisse ou rendez-vous culturels.

Parmi eux, beaucoup de femmes. Il est question d’intégration, de respect, et de diversité. Certains de ces musulmans genevois y racontent aussi leur confrontation avec le racisme. Parallèlement à cette galerie, Islam entre autres interroge des habitants de la commune d’Adelboden, qui ont massivement voté en faveur de l’interdiction des minarets, l’automne dernier. Ces aller-retour entre le bout du lac et l’Oberland bernois illustrent délicieusement la méconnaissance mère de toutes les discriminations. Le film est né l’an dernier suite à la rencontre entre une chercheuse italienne établie à Genève et le collectif de vidéastes bénévoles de lachaîne.ch, dont Stéphane Pecorini est l’un des fondateurs. Depuis plusieurs années, Elisa Banfi étudie les activités communautaires des musulmans en Suisse et en Italie. « A Genève, j’ai découvert un réseau très riche mais méconnu du reste de la population. Les médias ne donnent pratiquement jamais la parole à ces anonymes très engagés », explique cette doctorante en science politique.

Dans le contexte actuel d’islamophobie, s’intéresser à la réalité des musulmans, qu’ils soient suisses ou étrangers, était l’un de nos objectifs, affirme Elisa Banfi : « Quand on réussit à se rencontrer, à ouvrir le dialogue, les préjugés s’effacent assez vite. Mais ça n’est pas facile. » Et pour ceux qui les soupçonneraient de complaisance envers une religion, Stéphane Pecorini, lui-même apostat, précise le sens de la démarche. « A l’instar du rassemblement organisé après le vote sur les minarets, notre démarche est une défense des libertés, une lutte contre l’intolérance. »

OLIVIER CHAVAZ

Note : 1A 20 h 30. Deux autres séances, également suivies d’une discussion, le jeudi 18 à la Maison de quartier de Champel (19h) et le samedi 20 au cinéma Bio de Carouge (11h).

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"Le Courrier" du Lundi 15 Mars 2010

Ne haïssez pas les médias, soyez les média !

Journal solidaritéS N° 153 du 10 septembre 2009

Née il y a deux ans à Genève, la WebTV "libre et citoyenne" "lachaine.ch" met en son et en images manifs, actions, conférences et reportages. Rencontre avec deux "médiactivistes".

C’est après la publication de son livre de photos "Genève, Droits de Cité" (préfacé par Jean Ziegler, Lost Artists, 2007) que l’idée de lachaine.ch a germé dans l’esprit de Stéphane Pecorini. "J’étais déjà actif avec mon site de photos www. ork.ch depuis 1997, mais c’est à la sortie de mon livre que j’ai réalisé à quel point il est difficile d’avoir le droit à la parole dans les médias dominants. De là est née l’idée de faire un média."

Le projet de WebTV, qui démarre fin 2007 a pris progressivement de l’ampleur jusqu’à compter aujourd’hui 18 participant-e-s dont 3 stagiaires. Pas de flot d’images en direct sur lachaine.ch, mais un site web où plus de 60 reportages vidéo ou audio sont déposés et accessibles librement. Pas de copyright non plus, les journalistes-citoyens de lachaine.ch sont tous bénévoles et tout y est publié sous licence Creative Commons.

Se réapproprier les médias

Lachaine.ch se veut dès l’origine un vecteur de diffusion pour toutes les initiatives engagées et alternatives boudées par la presse traditionnelle.

Comment expliquer ce désintérêt ?

"Le problème des grands médias est surtout qu’ils sont financés par la publicité, ils servent les intérêts de leurs annonceurs et finissent par éviter tout discours dissonant, analyse Stéphane."

Florian, membre du collectif, renchérit : "Les gens doivent se réapproprier les médias, comme à Oaxaca au Mexique pendant les mouvements sociaux en 2006. Si on laisse l’information dans les mains des grands groupes privés ou des gouvernements, il y a un risque de manipulation, car suivant comment on montre une information, on peut très facilement induire des comportements sociaux. En l’occurrence, le discours médiatique amplifiant l’insécurité crée un climat social de peur qui génère de l’individualisme. Et quand les gens sont terrifiés, on sait bien qu’il est plus facile de les contrôler. Il y a une volonté politique là derrière qui permet ensuite de faire accepter la répression, la vidéosurveillance ou les passeports biométriques." Et Stéphane d’ajouter : "En France c’était évident avec l’élection de Sarkozy, on a vu des gens de petits hameaux isolés voter en fonction des thèmes sécuritaires parce qu’ils avaient trop regardé TF1. Ce n’est pas pour rien si les pouvoirs veulent toujours mettre la main sur les médias !."

Et le professionnalisme ?

Les deux journalistes citoyens se défendent de faire un journalisme au rabais : "Nous ne sommes pas professionnels, c’est vrai, on fait parfois des erreurs, mais les journalistes confirmés manquent quant à eux trop souvent d’intégrité."

Et Florian de témoigner : "L’un d’entre eux avait une fois écrit dans un article des mensonges sur un lieu alternatif, lorsque je le lui ai fait remarquer, il m’a répondu : mon job n’est pas de vérifier l’information. Là, je me suis dit qu’on touchait le fond."

Les manifs qui arrivent à l’heure

Plus pervers encore, l’expérience de Stéphane à propos d’une manif de l’UECA (Union des Espaces Culturels Autogérés), il y a près d’un an, qui s’est déroulée sans heurts. "C’était une grande parade festive, un vrai bonheur. Il y avait des photographes d’Edipresse, mais il n’y a eu aucune casse, donc aucun grand média n’en a parlé, à l’exception d’une petite photo dans un journal gratuit qui montrait un punk faisant un doigt d’honneur. S’il y avait eu trois voitures renversées, les médias en auraient tous parlé." Son camarade analyse la situation ainsi : "Ça ne rentre pas dans leur ligne éditoriale de montrer que 2000 personnes peuvent descendre dans la rue pacifiquement pour réclamer des lieux de culture alternative. Si on veut nettoyer Genève des squats, il faut montrer que ce sont tous des sauvages ".

Et le rapport entre médias et militant-e-s de se détériorer en conséquence : "En dix ans, j’ai vu le climat se dégrader, constate Stéphane. Aujourd’hui, avec les appels à la délation de la police suite aux manifs contre le G8 en 2003, quelque chose a radicalement changé, et il n’y a plus de confiance. En attendant, dans les manifs, maintenant, on fait surtout de l’audio, tout le monde sait que c’est anonyme et ça passe mieux."

Du pain bio à la Palestine

Reste que les champs d’exploration de lachaine.ch sont très larges et vont de la solidarité internationale à l’écologie : "On est allé filmer récemment un boulanger bio dans le Périgord, un type incroyable qui vit son activité comme un guerrier. Il y a eu aussi récemment les interviews vidéo d’Hervé Kempf ou d’Eric Hazan (responsable des éditions La Fabrique) ou encore l’enregistrement audio intégral de la conférence des Israéliens antisionistes à Genève ce printemps, qu’aucun autre média n’a couvert dans son intégralité. Ce qui est merveilleux, c’est aussi toutes ces rencontres".

Et l’avenir de lachaine.ch ?

"On a plein de projets, notamment un nouveau site web avec, en exclusivité européenne, Sin Piedras, un documentaire magnifique qui trace un parallèle entre la vie d’un enfant espagnol et d’un autre vivant à Gaza. Sinon il y a des projets de films sur l’UECA, sur l’islam à Genève ou encore sur les Kanak."

À suivre, donc, sur www.lachaine.ch !

Entretien réalisé par Thibault Schneeberger.

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"SolidariteS" septembre 2009

Des citoyens bricolent une WebTV alternative

"Le Courrier" du 24 Septembre 2008

Manchette du "Courrier" du 24 Septembre 2008

"Le ’no future’ brandi par les punks dans les années 1970, c’est maintenant !" Dans un reportage visionné six mille fois en un mois, le "média citoyen" LaChaîne.ch s’intéresse à la mort d’Artamis en donnant la parole aux acteurs et aux aficionados de la culture alternative. Ce film de quinze minutes a nécessité sept jours de travail, raconte le photographe Stéphane Pecorini, qui avait emmagasiné quarante heures de rushes !

Un labeur bénévole : LaChaîne.ch, tout petit média présent sur le Net, est le fruit d’un "bricolage" effectué par des "amateurs", comme ils l’expliquent. Un noyau associatif de six personnes – cinéaste, étudiant, photographe... – est ponctuellement aidé par un cercle de sympathisants appelé à s’agrandir. Car chacun est invité à apporter, qui du matériel, qui un sujet, qui son engagement pour faire vivre ce projet alternatif et participatif. Alors que le site propose depuis plusieurs mois du contenu vidéo, audio et écrit, l’association présentera, ce vendredi, son bébé lors d’une soirée de lancement au Zoo de l’Usine, juste après la "Fête des délogés" qui revendique le droit au logement pour tous.

C’est par opportunité que le lancement se fera dans ce contexte, explique Claude Briffod, même si cet informaticien qui se définit comme libertaire sympathise avec la cause des squats.

Dur de se faire entendre

Le média n’a pas de rédacteur en chef et fonctionne collectivement : "Je n’étais pas pour cette soirée de lancement, poursuit Claude Briffod. J’aurais voulu que notre projet se fasse connaître tout seul, ou pas. Si LaChaîne plaît à seulement dix personnes, cela me satisfait déjà."

Sans prétention, ce site a l’ambition de donner la parole à ceux que les médias oublient : "Genève a besoin d’un organe multimédia indépendant et alternatif, car pour les citoyens lambda, les petites associations et nombres d’artistes, il est très difficile de se faire entendre", estime Stéphane Pecorini. Il a pour modèle Latelelibre.fr, site d’information libre et décalée créé par John Paul Lepers, un ancien collaborateur de Karl Zéro. Mais la voilure n’est pas comparable : des sujets politiques, sociaux et culturels seront proposés en offrant au minimum un reportage par semaine.

Briser les schémas

Le regard se veut de gauche mais non partisan. Toutefois, pas de projet éditorial arrêté, car, à mi-chemin entre l’information engagée et l’expérience artistique, LaChaîne se veut évolutive. Elle prétend être plus proche d’un média journalistique que d’un blog, même si, à l’exception d’un collaborateur ponctuel, aucun rédacteur n’est détenteur d’une carte de presse. "Nous nous posons comme un média fait par des citoyens pour des citoyens", commente Stéphane Pecorini.

Un "média citoyen" qui bouscule les schémas établis. Les télés traditionnelles n’aiment pas les silences et les bafouillages ? LaChaîne les mettra en valeur. "Et pourquoi pas filmer une conférence de presse syndicaliste dans son intégralité ?" s’enthousiasme Claude Briffod, auteur d’un "reportage expérimental" sur la FanZone de Plainpalais, posté dans la rubrique "Inclassable" du site. "Si ce que nous faisons est chiant, tant pis, c’est un risque à prendre", dit-il.

Côté moyens, un appareil photo numérique suffit à réaliser un film pour internet. Le site est hébergé sur le portail alternatif et gratuit darksite.ch. Et si LaChaîne n’a pas de sutdio, la rue est son plateau.

RACHAD ARMANIOS

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"Le Courrier" septembre 2008
dans les médias
Par Admin
Publié le: 24 août 2010
rubriques iMmediaT.tv ?

Article sur le film "Manif Anti-WEF" dans Bakchich.info

 

 

 

 

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